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Protecteurs

Les pigeons voyageurs ont des propositions pour la France.

Nous voulons aider le gouvernement à voir avec les yeux d’entrepreneurs qui vivent ou ont vécu à l’étranger. Pierre-Jean CHARRA, fondateur d’Interfrench et de plusieurs sociétés notamment aux USA et au Maroc a plus de dix chantiers d’envergure nationale qui pourraient redonner à la France son éclat.
D’abord il faut repérer les vrais problèmes. Depuis 20 ans, les ministres de l’économie ont souvent eu comme priorité d’améliorer la création d’entreprises, mais rarement de travailler pour diminuer les défaillances structurelles d’entreprises.
Pourtant le problème en France ne semble pas venir de la création mais bien de la destruction des entreprises, qui est un peu trop performante.
Comment expliquer que le Royaume Uni, avec le même nombre d’habitants (63 Millions), et un PIB équivalent, ne détruise que quinze à vingt mille entreprises par an depuis 10 ans, que l’Allemagne en détruise de vingt à trente mille avec 85 Millions d’habitants, alors que la France en détruit de cinquante à soixante mille.

Si nous nous comparons aux pays voisins de même taille, nous en déduisons que nous détruisons 30000 entreprises de trop chaque année.
Le système français détruit donc 30000 entreprises de trop par an, et sur 30 ans 900000 entreprises ont été détruites de trop.
Avec près d’un million d’entreprises en plus sur 30 ans, on peut considérer qu’il n’y aurait plus de chômage en France et toutes les difficultés financières de l’état auraient disparu, (manque de cotisations chômage, sécurité sociale, impôts…)

Comment arrêter l’hémorragie? comment boucher le tonneau des Danaïdes des entreprises petites ou moyennes, dont le fond est percé?
Baisser les cotisations sociales, créer des simplifications administratives, simplifier la vie des chefs d’entreprise? Bien sûr, mais cela se fait déjà lentement et crée des débats conflictuels avec ceux qui croient encore que les chefs d’entreprise sont des nantis.
Il y a plus urgent, plus efficace et plus facile à mettre en oeuvre, et le premier des dix chantiers que nous avons en tête consiste en : Protéger les petites entreprises et leurs dirigeants.
Comment les protéger?
En premier lieu, créer des protecteurs, une nouvelle fonction, un nouveau métier : protecteur d’entreprises.
Encore des salaires? Des frais? Pas forcément.
Le premier problème de l’état est la pléthore de fonctionnaires. Au lieu de les licencier, pourquoi ne pas réorienter dix ou vingt mille d’entre eux, ceux qui seraient volontaires, vers ce métier de protecteurs.
Ils protègeraient contre quoi?
I. Contre l’administration
1.En premier lieu, contre les abus et tracas de l’administration. Contre les contrôles fiscaux ou d’URSSAF inopportuns. Il faudrait peut être apprendre aux contrôleurs fiscaux ou URSSAF ce que tout pêcheur sait, quand le poisson que l’on attrape est au-dessous d’une taille critique, il faut le remettre à l’eau, sinon il n’y aura bientôt plus de poissons. De nombreuses TPE ou PME ont fermé suite à un redressement fiscal ou URSSAF, pas toujours justifié, car dans la lutte du pot de terre contre le pot de fer, l’administration a toujours raison même quand elle a tort et il y a en France plus de quatre fois plus de lois et de contraintes juridiques ubuesques que dans les autres pays occidentaux.
2.Réduire ou supprimer certaines pénalités abusives, surtout en cas de difficultés financières de l’entreprise protégée
3.Repousser certaines cotisations dans le temps ou les réduire temporairement

II. Ils pourraient aussi protéger les PME contre les abus de pouvoir ou de position dominante de certaines grandes entreprises contre lesquelles les TPE n’ont pas de recours. Le recours juridique face à des groupes qui ont des moyens juridiques énormes est souvent perdu d’avance.
Alors qu’une menace de rétorsions administratives peut être beaucoup plus efficace.

III. Contre les mauvais payeurs. Un protecteur d’entreprise doit avoir des moyens de pression dissuasifs contre les mauvais payeurs professionnels, qui font couler les TPE, et qui refusent souvent de payer les petits entrepreneurs pour des motifs imaginaires.

IV. Contre les ruptures abusives de contrat. Le protecteur peut agir en conciliateur dans les conflits impliquant le non respect des contrats par des fournisseurs ou clients de mauvaise foi et contre lesquels l’action juridique même justifiée est plus qu’aléatoire et coûteuse.

V. Dans les conflits avec les salariés, le protecteur peut jouer aussi le rôle de conciliateur impartial avec les employés et/ou leurs syndicats éventuels.

Chaque protecteur ou éleveur gèrerait au maximum cinquante entreprises, idéalement une vingtaine, et il s’occuperait en priorité de celles qui sont en pré-cessation de paiement.

Qui peut bénéficier de ce système?
En premier les entreprises en difficulté, qui pourraient y faire appel comme mesure de pré-redressement, pour éviter de passer en redressement ou liquidation dès que l’entreprise se sent fragile.
En second toute TPE ou PME qui en ressent le besoin et qui est prête à jouer un jeu de cohésion sociale.

Tout doit être essayé pour empêcher de passer les entreprises en redressement car elles n’ont plus alors que quelques pour cent de chances de s’en sortir.
Le redressement induit presque systématiquement la liquidation en France.

Et si ce premier plan est mis en oeuvre, il pourra peut être éviter de remettre en question le système des faillites en France, qui est beaucoup trop efficace dans le démantèlement des entreprises et pas du tout dans leur sauvetage.

Pierre-Jean CHARRA
Président fondateur Interfrench
www.interfrench.net

Interfrench a été créé en Silicon Valley en 2000 et rassemble des professionnels et entrepreneurs francophiles ou français expatriés, (des pigeons voyageurs) souvent pour trouver des pays plus accueillants envers les entrepreneurs, sans les contraintes du système français (administration pesante et toute puissante, qui n’épargne pas les petits, charges sociales et fiscales record, système juridique obsolète et inefficace, sauf dans la destruction des entreprises), .et qui vont faire la richesse de ces pays où on aime plus qu’en France ceux qui prennent des risques pour construire.